L’Esprit du Chemin - info hospitaliers


  1. introduction

  2. planning 2012

  3. profil “L’Esprit du Chemin”


Retour > bienvenue                                                                                                      dernière mise à jour: le 7 novembre 2011

 

profil “L’Esprit du Chemin”


  1. “L’Esprit du Chemin”, est

  2. un gîte de pèlerins, pour les pèlerins, par les pèlerins 
    qui offre l’hospitalité et le refuge 
    dans une tradition de simplicité, qualité et inspiration.

  3. Le gîte est entièrement exploité par des bénévoles et n’a donc pas de but lucratif.

  4. Bref: un gîte dans “l’esprit du chemin” vers Santiago de Compostela.


de, pour et par

Le gîte “L’Esprit du Chemin” a été fondé par Huberta et Arno. Ils ont acheté la maison et la mettent à disposition en tant que gîte.

Tout d’abord le gîte est destiné aux pèlerins qui sont en route vers Santiago de Compostelle ou en reviennent. En principe tout pèlerin est le bienvenu. Mais nous ne voulons pas être en relation d’affaires avec un intermédiaire commercial et en principe nous n’accueillons pas de grands groupes (plus de 6 personnes) ni des personnes qui font leur trajet accompagné d’une voiture de suiveur. Les randonneurs de la GR-10, qui passe aussi devant notre porte, sont les bienvenus.

A côté d’ Huberta et Arno aussi d’autres volontaires travaillent dans et pour le gîte. Nous ne recrutons pas activement.  Le plus souvent les volontaires nous contactent par le biais d’autres volontaires ou parce qu’ils ont dormi dans le gîte quand ils étaient pèlerins.


statut juridique

Après avoir longtemps hésité mi-2008, nous avons opté pour le statut d’une

‘’Entreprise individuelle’’. A première vue cela n’a aucun sens: le gîte “L’Esprit du Chemin’’ n’est ni une ‘’entreprise’’ ni surtout  pas ‘’individuelle’’. Mais on nous a convaincu que ce statut est pratiquement à conseiller dans notre situation.

Surtout vu que la maison (40, rue de la Citadelle) que nous avons mise à disposition pour en faire un gîte, reste notre propriété privée. Les investissements faits dans le gîte sont couverts par les revenus. Ce qui reste est réservé pour : les grands travaux d’entretien de la maison (par exemple le remplacement du toit), en cas de calamités (par exemple: un pèlerin fait une réclamation qui parait juste pas être couverte par l’assurance) et de nouveaux projets pour ‘’le Chemin’’.


à un carrefour

Notre gîte se situe à un carrefour. Juste avant Saint-Jean-Pied-de-Port (en langue basque : Donibane Garazi) se joignent trois des quatre vieux chemins de pèlerinage qui traversent la France. La petite ville elle-même est pour beaucoup de pèlerins le point de départ de leur chemin ou d’une nouvelle étape. L’accès y est facile et elle se situe aux pieds des Pyrénées. Comme le chemin (Camino) devient de plus en plus connu, la petite ville est un endroit d’arrêt très animé.


service et prix

> sommaire des gîtes à Saint-Jean: ça donne une impression des services et des prix de notre gîte en comparaison des autres gîtes.


les hospitaliers

En 2009, par exemple, nous avons accueilli plus de 2800 pèlerins, en total bon pour presque 3100 nuitées. 92% des visiteurs ont pris le repas du soir en commun, 94% ont pris le petit déjeuner et 45% a commandé un casse-croûte. Ces seuls chiffres expliquent déjà que les hospitaliers travaillent dur.


Mais ce qui joue aussi…….. Saint-Jean-Pied-de-Port est par excellence un endroit d’arrêt international, beaucoup plus que n’importe quel autre endroit le long des ‘chemins de Saint-Jacques’ en France. Quoique beaucoup de pèlerins maîtrisent plusieurs langues, beaucoup d’autres ne savent parler qu’une seule langue.


Beaucoup de pèlerins ont fait un long voyage. A pied ou a vélo, mais aussi en avion, bus et/ou train. En soi cela est déjà fatigant, mais parfois il est aussi question d’un décalage horaire.

Beaucoup de pèlerins sont un peu tendus par la pensée au trajet qu’ils vont parcourir. Surtout que que le chemin commence par la traversée des Pyrénées. Même les pèlerins à pied ou à vélo qui sont en route déjà depuis un bon moment appréhendent de les traverser. Et  as moins à cause des histoires angoissantes qui circulent. Tous ces facteurs font appel à la flexibilité et l’énergie des hospitaliers. Et encore nous avons ‘’oublié’’ de mentionner qu’un bon nombre de pèlerins demandent une attention spéciale…


Parfois on n’en peut plus. Et si en outre il y a un pèlerin qui ne se montre pas vraiment reconnaissant……. Ou bien si de loin on pense déjà pouvoir constater que quelqu’un n’est pas un véritable pèlerin….. Alors on se demande pourquoi au fond on est devenu hospitalier. Surtout vu qu’on ne gagne ‘’rien’’.

Chacun a sa propre réponse. Pour nous et pour plusieurs autres hospitaliers elle a trait au fait que nous souhaitons ‘’rendre service’’ à autrui, exactement comme nous avons nous-mêmes eu la chance d’être vraiment bien accueillis durant notre propre voyage.

Et puis nous avons pu apprendre, dans la pratique et chaque fois de nouveau, qu’on se trompe facilement en jugeant autrui et leur ‘’sincérité’’……et on est aussi venu à se demander si c’est bien notre tâche d’en juger….


Les hospitaliers se répartissent les tâches et leur temps libre en commun accord, prenant en compte ce qu’il y a à faire, les compétences de chacun et l’envie de procéder à certaines  tâches. D’importants groupes de tâches fixes sont : prendre soin des petit-déjeuner et des casse-croûtes, responsable de l’accueil et du départ d’une grande diversité de pèlerins, faire la cuisine pour les pèlerins (dont on ne connaît le nombre qu’au dernier moment), et faire le ménage, la vaisselle et la lessive. Et évidemment il y a toujours des bricoles à faire dans et autour de la maison.


De temps à autre il est vraiment nécessaire de pouvoir changer d’air. Cela aussi est décidé en commun accord. Vous pouvez aussi profiter du charme des environs en ne planifiant pas trop juste votre arrivée et votre départ. Plusieurs personnes ont déjà ajouté des jours supplémentaires à leur séjour. Nous seront heureux de vous aider en donnant des tuyaux, des cartes, etc…..


le règlement de maison

Le gîte connaît peu de règles. Nous sommes (presque) tous des adultes, n’est-ce pas? Les quelques règles que nous avons concernent surtout le rythme du jour. Le gîte étant plutôt petit, il importe que les habitants temporaires tiennent compte les uns des autres. C’est pourquoi il y a des heures de début et de fin pour le repos nocturne, avec un peu de flexibilité tenant compte des saisons et parfois du temps. Et puis il y a une heure fixe pour le repas en commun le soir. Ces quelques règles s’appliquent et aux hôtes et aux hospitaliers. Par expérience nous savons qu’il faut parfois s’ y habituer au début, mais qu’on en voit plus tard – une fois qu’on est frappé par la fatigue – aussi les avantages.


pour terminer

Les expériences ont montré que l’enthousiasme seul ne suffit pas pour pouvoir travailler en tant que hospitalier à part entière. Nous en avons pour nous-même tiré la leçon qu’il est nécessaire de donner au préalable une image précise et claire de ce que le poste implique (après avoir compris cela nous-même petit à petit). Un remède est ce profil.

En contrepartie nous demanderons aux nouveaux candidats de définir au préalable ce qu’ils souhaitent ‘’gagner’’ et ce qu’ils souhaitent ‘’apporter’’. Ensuite nous regarderons ensemble si nos attentes s’harmonisent. Si oui, il reste évidemment les affaires pratiques et le planning à voir. Nous partons du principe qu’au maximum deux autres aubergistes collaboreront durant quinze jours. Plus court n’est pas souhaitable, sauf si par exemple quelqu’un a déjà travaillé une fois chez nous. Alors il est déjà au courant.